Affichage des articles dont le libellé est culture. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est culture. Afficher tous les articles

12 févr. 2012

Flashback : Sneaks and Kicks (@MaudDeep)



2012, j'redébarque avec un article tout spécialement dédié à tes pieds. Parce que quand on est hip-hop on l'est de la tête aux pieds pas vrai ? Que tu sois féminine ou pas, plus dans un style geubour ou quoi, on connait le confort et on a tous au moins une paire de sneakers dans ses placards.




Mbon là j'ai un peu choisis la facilité, le reportage ci-dessous diffusé sur Canal+ en 2004 fait le taf pour moi. Ca s'appelle "Sneakers, le culte des baskets" (merci à @BboyMaxx pour le partage), d'ailleurs depuis le temps peut-être que certains l'ont déjà vu.. Whatever, je vis dans le passé j'y peux rien. Bref, celui-ci s'adresse à tous ceux qui portent un peu plus qu'un seul intérêt esthétique à leurs chaussures, qui s'intéressent à l'histoire des paires et glorifient les classiques. Pour les quasi-novices comme moi, on appréciera les flashbacks dédiés à certaines paires, notamment celui des fameuses Adidas Superstar portées par les Run D.M.C et des désormais (trop) démocratisées Jordan (... et c'est tout en fait. Contenu très intéressant mais trop succinct je dois vous avouer.) J'vous laisse quand même découvrir l'évolution, l'appropriation des baskets en elles-mêmes par la culture hip-hop, et des marques par les artistes et sportifs. Pour les sneakerhead qualifiés, qui pour eux ce reportage ne représentera que banalités, vous apprécierez sans doute plus la seconde partie qui ressemble à une sorte de Confessions intimes sur ce genre de collectioneurs qui accumulent des kicks partout où ils peuvent, drogués à ces paires qui restent parfois toute une vie neuves.


__SNEAKERS, LE CULTE DES BASKETS__________________________

part 2    part 3     part 4


Quoiqu'il en soit, toujours dans un but de diffusion du savoir hip-hop, si tu t'intéresse à l'histoire de la culture sache que ça passe aussi par ce que portent tes yieps. Diverses vagues, des modes qui viennent et s'en vont mais qui restent à jamais ancré dans l'essence même du mouvement.
AUTO-congratulation : Tu remarqueras aussi les clins d'oeil à deux de mes articles précédents sur Gemini Hip-Hop avec la présence de Jamel Shabazz et de nombreux clichés de sa part, ainsi que monsieur Fab 5 Freddy. (Je te parle de références, y'a quoi.)
Le reportage est en quatre parties, vous en avez pour un peu plus d'une heure, je vais pas m'attarder plus longtemps. Enjoyez-moi ça.

Pour le reste je conseille vivement aussi les podcasts Street Legends de Canal Street, bon moyen de s'imprégner de l'univers du hip-hop et de ses différentes modes et classiques de l'époque et d'aujourd'hui. Avec ça, t'acquerras quoi.. 3% de connaissances en sneakers en tout. 
KEEP LEARNING !

__A parcourir : le libellé fashion sur Gemini Hip-Hop.__

6 nov. 2011

Flashback : Fab Five Freddy (@MaudDeep)

Après un bon moment d'absence sur le blog, let me introduce youuu un autre aspect de la culture hip-hop qui est : le graffiti. A noter qu'à la base je n'y connais strictement rien dans l'art du graf (même si j'pense quand même savoir reconnaître les tags faits à la va vite et ceux plus élaborés.. parce qu'il suffit pas d'écrire "Nique les membres de ta famille et Winnie l'Ourson" pour faire parti de ce game là, enfin du moins j'pense pas). Qu'importe ! de toute façon je suis pas vraiment en train d'écrire cet article pour vous faire la synthèse de l'aspect esthétique du graffiti. Moi je vais vous introduire à un monsieur, ce genre de légende encore vivante qui a contribué à la diffusion du hip-hop au grand public. J'commence mon topo sans tarder : la culture hip-hop a investit de nombreux domaines ça tu le sais déjà, autant dans le quotidien qu'au niveau artistique. Dans cette dernière catégorie qui est l'art, tu peux retrouver la danse (ça j'en ai déjà un peu parlé ici), la musique, et puis le graffiti, de ce que j'ai pu lire la branche la plus vieille du hip-hop.

Aux origines, le but premier des auteurs de graffs à New-York dans les années 70 était d'affirmer son identité et de pouvoir obtenir la reconnaissance des autres taggers. L'endroit le plus efficace pour augmenter sa visibilité et se créer une réputation ? Le métro that's for suure. Les graffeurs investissaient les rames, et c'est recouvertes de noms qu'elles parcouraient la ville au regard de tous les habitants. On pouvait alors admirer le nom des graffeurs les plus actifs, ou de ceux qui prenait le plus de risques. Au fur et à mesure que les années passaient, le moyen de se démarquer était de réaliser la plus belle oeuvre. De plus en plus le taf du graffeur se reflétait par sa personnalité, il pouvait devenir précurseur d'un style. Et par la suite, comme souvent à New-York à cette époque, des crews ont fini par se former et ont permis aux taggers de s'unir pour exécuter des oeuvres encore plus lourdes et impressionnantes. Les crews ont également permis aux différentes groupes de s'affronter, plus ou moins pacifiquement cependant.

"Les graffeurs sont ceux qui ont donné son aspect visuel au hip-hop" ... Car ce qu'il faut comprendre c'est que la culture a émergé de différents courants apparus dans les années 70 ou 80. Ces nouvelles formes d'expression diverses, comme le graffiti, le break dance, le deejaying, ou le rap (grosses innovations de toute part quand on y pense) ont fini par former un tout : le hip-hop. A l'origine, tous les membres de ces différents courants ne se considéraient pas comme appartenant à une même culture. Les danseurs, breakers, rappeurs et DJs étaient de leur côté, se retrouvaient dans les block parties toussa toussa. Et les graffeurs étaient dans leur monde à part. Plusieurs hommes ont contribué a une conjonction entre toutes ces formes d'expression. Aujourd'hui on en ne retiendra qu'un : monsieur Fab Five Freddy, une des figures les plus populaires du hip-hop.

Fred Brathwaite, voilà l'homme de la situation, historien américain de hip-hop et ancien artiste de graffiti (voilà le ce du pourquoi tahu). Originaire de Brooklyn, Fred se lance dans le graffiti alors qu'il n'est encore qu'un adolescent. Son groupe ? The Fabulous 5, d'où son blaze Fab 5 Freddy. Cet homme... ben je sais pas tu dois en avoir entendu parler au moins une fois dans ta vie, non ? Parce que c'est genre un pionnier du hip-hop qui a beaucoup contribué à la diffusion de la culture quand même.

Fab est donc notamment une grosse référence dans le monde du graffiti, en particulier grâce à son hommage à Andy Warhol en 1980 (un classique parmi les classiques dans l'histoire du graffiti) avec son wagon de métro entier recouvert de boîtes de Campbell's soup.
Mais le graffiti ne représente en fait qu'une partie de sa vie. Fab commence à exposer ses peintures sur toile dans de grandes galeries un peu partout aux Etats-Unis. C'est à cette époque qu'il devient vraiment un agent de liaison entre les différentes formes d'expression du hip-hop et surtout entre les quartiers plus riches et les ghettos américains. En 1981, il apparaît dans le clip du groupe rock Blondie "Rapture", dans lequel la chanteuse l'immortalise avec les paroles "Fab Five Freddie told me everybody's fly...". Fab est également connu pour son propre double single "Change the Beat", sorti en 1982 où il rappe en français et en anglais sur la side A et où la rappeuse Fab Five Betty rappe en français sur la side B. Fab 5 Freddy est aussi un réalisateur prolifique des dizaines de vidéos musicales et de publicités pour des artistes comme Queen Latifah, KRS-One, Nas (clip "One Love" entièrement dirigé par lui), Snoop Doggy Dog et d'autres encore. En outre, il a publié de nombreux articles et essais pour des publications comme Vibe, XXL, le NY Times Magazine. Il a également écrit le premier dictionnaire d'argot hip-hop intitulé "Fresh Fly Flavor".

Fab 5 Freddy est aussi présent au cinéma. Il amena sa vision du hip-hop sur le grand écran et produisit et composa notamment la bande-annonce du film Wild Style (LE film hip-hop par excellence) dans lequel il joue. Egalement présent dans le film Downtown 81 avec Basquiat, il fit aussi une apparition dans New Jack City, film où il était producteur associé. Plus récemment on a pu aussi le voir dans American GangsterMaaaais malgré tout ça, Fab Five Freddy est aussi et surtout en grande partie connu comme étant l'animateur de la première émission de hip-hop télévisée Yo! MTV Raps à partir de 1988. On a tous connu ou entendu parler de cette émission, une référence en matière de culture hip-hop dans laquelle Fred Brathwaite apporta une crédibilité instantanée avec ses incursions intelligentes et perspicaces dans les profondeurs de la culture hip hop. Trop de choses !


J'en ai perdu mon souffle... En vrai cet homme est tellement actif et tellement connu pour beaucoup de choses que je ne peux pas tout lâcher là comme ça. Si tu désires en savoir plus je te conseille son site qui reste assez exhaustif. Par ailleurs, le printemps dernier Fab 5 Freddy était de retour dans le domaine de l'art. Il était l'un des artistes majeurs représenté dans l'exposition "Arts in the street" au Museum Of Contemporary Art de Los Angeles, qui retraçait l'histoire du street art des années 60 jusqu'à nos jours... une rétrospective remarquable de l'art urbain qui s'est clos en août 2011. D'autres nouveaux projets à suivre de près sur son Twitter : @Fabnewyork. Peace !

__A parcourir : le libellé Films/Docus sur Gemini Hip-Hop.__

15 sept. 2011

T.I. – Power & Beauty (Book Artwork)

Le livre de T.I co-écrit avec David Ritz sera une fiction basée sur la vie dans les rues d'Atlanta. “Power & Beauty” sort courant Octobre et est dispo en pré-commande ICI 

1 sept. 2011

FOCUS : AFTERMATH / DETOX

Tout le monde a déjà entendu ce nom «Aftermath » sans réellement savoir ce qu’Aftermath signifie dans le monde de la musique.. Voici son histoire.

Aftermath c’est la conséquence des déboires judiciaire de l’autre grand nom du monde de la musique.. « Death Row Records ». Lassé par la controverse et des tensions constamment présente dans ce label, Dr. Dre décide de partir et de crée son propre label en 1996.. « Aftermath Entertainment » en signant deux de ses anciens artistes et amis de chez Death Row Records, RBX & King Tee
  
25 novembre 1996, la date choisie par Dr. Dre pour enfin projeter son label sous le feu des projecteurs grâce a la compilation "Dr. Dre Presents... The Aftermath" présentant ainsi les artistes de son album avec en vedette Nas & B.Real ainsi que d’autres rappeurs tels que Hands-On, D-Ruff, Sharief ou encore Nowl… L’album atteindra la 3eme place du Top 50 U.S des albums R&B/Hip-Hop de l’année 1996, récoltant par la même occasion un disque de platine et la reconnaissance du public.

 

1997, projet fou de Dr. Dre, lancer le supergroupe "The Firm" composé de AZ, Foxy Brown, Nas, & Nature) grâce a l'album "The Firm: The Album". 21 octobre 1997, le monde découvre a nouveau Aftermath avec des productions Dr. Dre et Trackmasters entre autres.. Malgrès ces grands noms, l'album n'obtient pas le succès escompté et n'obtient qu'un disque de platine. L'album est critiqué par certains notamment pour ses sonorités plus pop que Hip-Hop.. Le groupe se sépare l'année suivante pour des discordances musicales. Chacun repartant ainsi faire son propre truc...

1999, l'année des chamboulements. Truth Hurts participe à un casting auprès de Dr. Dre pour intégrer le groupe Hands-On. Mais Dr Dre décide de la prendre en artiste solo. Elle participe aux albums de D12, Busta Rhymes & Eve ainsi qu'au "Up In Smoke Tour" où elle fera l'introduction de "Still D.R.E".

1999 c'est aussi l'année ou le monde du rap va changer radicalement grâce a un homme hors du commum nommé Marshall Mathers alias Slim Shady. Dr. Dre profitant d'une fête chez Jimmy Iovine (patron d'Interscope) pour écouter quelques cassettes trouvées dans le garage de celui-ci, tombe sur la démo d'un petit rappeur blanc de Detroit, après plusieurs écoutes, il décide de faire venir Marshall Mathers a Los Angeles afin d'enregistrer quelques chansons..



Fevrier 1999, The Slim Shady LP voit le jour, et la c'est le carton mondial pour Dr. Dre et son jeune protégé Eminem. Ce dernier commence à se faire un nom grâce à son flow particulier, ses rimes et son approche du rap. L'album atteindra des sommets et de nombreuses critiques positives avec 283 000 exemplaires écoulés la 1ère semaine. Récoltant 6 disques de platines et plus de 10.000.000 de disques vendus.. avec des titres phares comme Guilty Conscience avec Dr. Dre, My Name Is, Bad Meets Evil avec son ami de Detroit Royce da 5'9 ou encore Brain Damage. Aftermath est enfin sur la bonne voie !
 


Quelques mois plus tard, Dr. Dre sort son 2e album studio, 2001. Épaulé par Mel-Man à la production ainsi que de Hittman et Eminem pour l'écriture des textes, il a pu se concentrer sur la réalisation et la structure de l'album. Il fait également appel à beaucoup d'anciens partenaires pour réaliser des featurings. L'album remporte un grand succès, il se place n° 2 du classement Billboard 200, et devient multi disque de platine. Sur le morceau « Forgot About Dre », Dre répond à ses détracteurs, qui disaient sa carrière terminée en affirmant que lorsqu'un artiste n'arrive pas à vendre ses albums, c'est Dr. Dre le docteur qu'on lui conseille.  



"2001" fera l'effet d'une bombe sur le continent américain. Notamment grâce a un public déjà conquis par l'album The Chronic, premier opus Dre sortie sous Death Row Records. Dans ce deuxième album le docteur rap avec ses amis de la west-coast Xzibit, Nate Dogg et ses hooks incroyables, Snoop Dogg son ami de toujours, Eminem & autres lègendes de la westcoast.. L'album est un succès planétaire. Dr. Dre est au sommet grâce à ses chansons qui deviendront par la suite des classiques de la musique tel que Still D.R.E. en compagnie de Snoop Dogg (partiellement écrit par Jay-Z), Forgot About Dre avec son protégé Eminem ou encore The Next Episode avec Snoop Dogg et Nate Dogg. L'album se vend a plus de 520.000 copies la première semaine, se plaçant ainsi au deuxieme rang du Top 50 U.S R&B/ Hip-Hop. Pour beaucoup cet album restera comme l'un des meilleurs de tous les temps comme The Chronic paru quelques années auparavant. Et pour preuve l'album se vendra a plus de 7 millions d'exemplaires récoltant ainsi 7 disques de platine.

Pour fêter le succès de l'album, il organise une tournée de 45 dates en 2000, "The Up In Smoke Tour" avec ses amis Ice Cube, Eminem, Proof, Snoop Dogg, Nate Dogg, Kurupt, D12, MC Ren, Westside Connection, Mel-Man, Tha Eastsidaz, Doggy's Angels, Devin The Dude, Warren G, TQ, Truth Hurts & Xzibit. Reprenant ainsi les classiques de chacun et des titres phares de l'album 2001, la tournée est un succès gigantesque. Aftermath et Dr. Dre ont conquis les USA. Sortira par la suite le dvd de la tournée "The Up In Smoke Tour".



Dans la meme année Aftermath lance le deuxième album d'Eminem, The Marshall Mathers LP produit par Dr. Dre & Mel-Man. La messe est dite, l'album explose les ventes dès sa sortie. Grâce à cet album, Eminem détient le record de ventes aux USA sur une semaine pour un artiste solo avec 1.76 million de ventes. Il est aussi disque de diamant aux Etats-Unis après avoir dépassé la barre des 10 millions d'albums écoulés sur le territoire obtenant un disque de diamant. Chose inédite pour un rappeur blanc à l'époque… Certaines chansons de l'album deviendront des classiques comme Stan en featuring avec Dido, The Way I Am, The Real Slim Shady ou Bitch Please 2 en compagnie de Dr. Dre, Snoop Dogg, Nate Dogg & Xzibit.

 En 2002, sort l'album "Truthfully Speaking" avec la participation du vétéran Rakim sur le tube Addictive. Mais à cause d'une affaire de plagia sur ce morceau, Dr Dre décide de rompre sa collaboration avec Truth Hurts ainsi qu'avec DJ Quik qui en était le producteur. Dr Dre du fait qu'il était le producteur exécutif de l'album, dût payer 500 millions de dollars à l'auteur original "Bappi Lahiri" et à la chanteuse indienne Lata Mangeshkar, dont le standard Kaliyon Ka Chaman avait été reprise en quasi-intégralité. C'est un coup dur pour Dre et son label entaché par cette affaire. Mais il n'a que faire de ce déboire et lance le 3ème album d'Eminem intitulé "The Eminem Show".   

 L'album obtient un grand succès dès sa sortie, en se vendant 1,31 millions de copies lors de la première semaine. Les singles de l’album étaient aussi un grand succès dans les charts. The Eminem Show est l'album le plus vendu en 2002. En 2003, lors de la 45e cérémonie des Grammy Awards, l’album a été nominé pour l’album de l'année et gagne le prix du Meilleur Album de Rap. Il se classe 317e sur la liste des 500 plus grands albums de tous les temps selon Rolling Stone, publiée en 2003. Il se classe aussi 84e sur la liste des meilleurs albums de l’an 2000, publiée aussi par le même magazine. L’album a reçu des critiques favorables par la majorité des critiques. The Eminem Show est le premier album à être produit majoritairement par Eminem. Récompense ultime, Eminem obtient son second disque de diamant et la reconnaissance de tous. 
 
En 2002, l'avocat de 50 Cent, qui travaille avec le manager d'Eminem, envoie à ce dernier une copie de l'album Guess Who's Back. Impressionné par le disque, Eminem invite 50 Cent à le rejoindre à Los Angeles pour le rencontrer, lui et Dre. Le docteur ayant trouvé un autre prodige le signe tout de suite grâce a un contrat d'1.000.000 de dollars afin de lancé son premier album intitulé "Get Rich or Die Tryin"


En 2002 sort le film autobiographique de Marshall Mathers "8 Mile", le film atteint des sommets et reçoit beaucoup de critiques positives par les spécialistes du 7ème art. Eminem interprétant lui même quelques titres présents dans la bande originale du film comme "Lose Yourself" pour laquelle il obtient l'oscar de la meilleure chanson originale en 2003. La bande son du film sera un énorme succès commercial elle aussi se vendant a plus de 5 millions de copies, obtenant ainsi 5 disques de platines…




En 2003, Dr. Dre lance le premier album de 50 cent intitulé "Get Rich or Die Tryin" lui aussi suivi d'un film autobiographique qui sortira quelques années plus tard. L'album est une réussite pour Dr. Dre et son jeune prodige 50 cent, se vendant notamment a plus de 872.000 copies dès sa première semaine. Dre a la production, l'album obtiendra de nombreuses récompenses comme 8 disques de platines et une reconnaissance mondiale pour l'enfant du Queens 50cent. La même année un autre gars de Compton se fais remarquer par  Dre"The Game". Malgré la convoitise de Puff Daddy, c'est finalement chez Aftermath Entertainment qu'il signe.

Suivront les albums Encore (4x Platine) , Curtain Call: The Hits (2x Platine), Relapse (2x Platine) & Recovery (7x Platine) d'Eminem. The Documentary de The Game (2x Platine), The Massacre (5x Platine), Curtis (Platine) & Before I Self Destruct (Platine) de 50cent de 2005 à 2010 tous devenus des classiques par la suite.

_____________________________
 
LE CAS "DETOX" 

 

Concentrons nous maintenant sur "Detox".. Ce nom vous dit quelque chose ? Certainement. Detox, c'est le troisième et dernier album de Dr. Dre en tant que rappeur, annoncé fin 2003 puis finalement annulé en 2004 quand Dr. Dre prend la décision de ne pas le sortir pour se concentrer sur la production des albums des artistes de son label Aftermath Entertainment

Malgré l'annonce de Dre, l'album est annoncé chaque année depuis par certaines personnes… Les années passent et c'est finalement en 2007 que Dr. Dre décide qu'il est enfin temps de tirer sa révérence en réalisant son dernier album "Detox"
Le 18 février 2007, il annonce sur la radio Power 106, qu'il a d'ores et déjà enregistré 18 chansons potentiellement destinées pour cet album expliquant que toutes les chansons allaient être dévoilées en tant que single. 
2007 annonce le renouveau de Dr. Dre mais le destin en décide autrement, Death Row Records dirigé par le célèbre Suge Knight décide de commercialiser les copyrights de l'album The Chronic de Dr. Dre. En désaccord avec Death Row, Dre décide de porter plainte contre son ex-associé Suge Knight.. et de mener l'affaire devant la justice afin de réclamer ce qu'on lui doit. 
Tout ça ralentissant la production de l'album prévu pour 2008. 

2008. Snoop Dogg annonce que "Detox" est complètement fini. DJ Quick révélant même dans une interview que Dr. Dre avait enregistré plus de 400 chansons pour l'album. C'est aussi l'année ou Andre Young (Dr. Dre de son vrai nom) lance sa marque de casques audio "Beats By Dre" 

  Mais finalement le destin joue encore des siennes et décide de frapper Dr. Dre d'un grand malheur. Le 27 aout 2008 Dr. Dre perd son fils Andre Young Junior décédé dans des circonstances étranges en revenant d'une soirée dans un quartier de Compton.. Détruit par cette perte Dre décide de tout arrêter, pensant même a se suicider. Cette perte signifiant aussi la deuxième annulation de l'album "Detox" 
Son porte-parole dévoilant ainsi un communiqué de presse « Dr Dre pleure la perte de son fils Andre Young Jr. S’il vous plait, merci de respecter la douleur et le souci d’intimité, pour le moment, de la famille ». Et si finalement "Detox" ne voyait jamais le jour ?… 
2009 passe et toujours rien… Dr. Dre est muet.

Le 04 avril 2010. Dr. Dre et Jimmy Iovine affirment que Detox sortira bien cette année, probablement à l'automne. Mais encore une fois l'album est repoussé dû à des discordances entre Interscope et Dr. Dre. Le public déclare alors que "Detox" n'est qu'un mythe et qu'il ne verra jamais le jour… Et tel un mythe "Detox" attire les convoitises et les conversations de chacun. 

Fin 2010, Dr. Dre annonce dans une interview pour le magazine XXL (Pas le magazine de porno..) que Detox sortira finalement en 2011. Sortent alors les singles "I Need a Doctor" avec Eminem & Skylar Grey ainsi qu'un deuxième single intitulé "Kush" avec Snoop Dogg & Akon. 
Dr. Dre lance par la même occasion l'édition "Detox" pour ses casques "Beats By Dre".. Le public y croit a nouveau. 

2011. Deux singles plus tard, "Detox" n'est toujours pas sorti… Les mois passent et toujours rien. Comme tout un symbole c'est finalement le jour de son anniversaire prochain que sortirait "DETOX"  un, sinon l'album le plus attendu de tous les temps par les fans de hip-hop dans le monde… Cette fois ci, il semblerait que Dr. Dre soit prêt a lâcher son 3ème et dernier album… avec les guests suivants:  Nas, Jay-Z, Eminem, 50cent, Xzibit, Nikki Grier, Ice Cube, Slim The Mobster, Snoop Dogg, The D.O.C, Tha Dogg Pound & Nate Dogg entre autres.. 

18.02.2012 #DETOX... A suivre. 
 
______________________________________________
 
Aftermath, un parcours hors du commun : c'est 19 albums depuis 1996, 46 disques platinium, 2 disques de diamants et 3 disques d'ors.



28 août 2011

Flashback : Electric Boogaloos (@MaudDeep)



De retouuuur, pour vous chatouiller de ma plume qui n'en n'ai pas une. Je suis pas du genre très productive vous l'aurez remarqué, je me justifie en disant que j'écris rarement mais surement. Dans ma tête j'essaie de considérer le hip-hop dans toute sa grandeur, de trouver à parler de sujets ou de personnalités importantes qui ont beaucoup apporté à la culture mais qui ne sont pas assez connues de tous. J'balaye à ma manière les recoins poussiéreux du hip-hop et j'essaie de remettre à jour ses trésors cachés... La grandeur du hip-hop m'amène donc à vous parler d'une discipline qui me tient tout particulièrement à coeur : la danse. Un moyen de s'exprimer sans avoir à parler, un genre de langage international. Et comme cette discipline est elle aussi super vaste et complexe (car oui, dans le hip-hop il existe une culture de la danse à part entière) aujourd'hui je vais juste me contenter de vous parler de ce groupe mythique que forment les Electric Boogaloos.

Bon déjà je t'informe un peu des bases. Dans la danse hip-hop, ya le break et la danse debout. Le
break c'est les figures au sol, les acrobaties, en bref ce qui demande du muscle et de l'imagination (pour l'origine du mot on se rappelle tous du breakbeat de Kool Herc développé dans mon article ). Le debout c'est la véritable forme de danse, ce qui a longtemps été confondu avec le break. Une catégorie qui demande soit beaucoup de flow, soit beaucoup de prestance, et toujours de l'imagination. On y retrouve différents styles : le new style, la hype, le locking, le popping, la house.. pour ne citer que les principaux. 

Parmi ces styles arrêtons-nous sur le popping, qui n'est pas loin de ressembler au boogaloo (le popping et le boogaloo constituant l'electric boogaloo - .. tu me suis ? complexité de la discipline je te l'ai dit).


Je contextualise : West Coast, milieu des années 70, un jeune homme danse dans sa maison en regardant une prestation des Original Lockers à la télévision. Il s'inspire des mouvements et se détermine à créer son propre style de danse. Ce jeune homme, c'est Boogaloo Sam (ainsi appelé en référence à un vieux son de James Brown "Do the Boogaloo".) Directement influencé par le funk, Sam innove, invente de nouveaux steps qu'il appellera Popping et Boogaloo style. Il les apprends à ses frères et quelques-uns de ses potes. Le groupe des Electric Boogaloos est ainsi créée. Sam popularise le popping et ces autres styles associés, mais l'electric boogaloo deviendra la principale signature du groupe.

Pour ceux qui se sont perdus en chemin, le boogaloo est donc un style fluide qui utilise chaque partie du corps, à base de roulements des hanches, des genoux, de la tête.. et il implique également beaucoup de déplacement dans l'espace. Le Popping lui contrairement au boogaloo, suppose un effet sacadé. Une contraction continuelle des muscles sur le beat qui donne l'impression de danser comme un robot. D'ailleurs le mot popping vient du fait qu'à chaque contraction du corps, chaque respiration Sam disait "pop", onomatopée semblable au bruit d'une machine. Les gens lui demandait toujours "Hey do that popping stuff!". Et l'electric boogaloo est donc la combinaison de ces deux styles. Le mieux pour comprendre tout ça c'est d'apprécier la vidéo qui suit.


La vidéo étant assez récente, on constate que près de quarante ans plus tard, le groupe est toujours actif. Bien que les membres aient changés au cours des années, Boogaloo Sam a toujours été présent. Aujourd'hui la boogie team se donne en spectacle et diffuse sa connaissance de la danse en donnant des cours à travers le monde.


Et pour tous ceux qui comme moi, kiffent ça et qui veulent en découvrir plus sur ce genre de danse de l'époque, sachez que l'émission Soul Train est une vraie caverne d'Ali Baba. Le prestation la plus connue des Electric Boogaloos est d'ailleurs un passage dans cette émission (voir au-dessus). LET'S BOOGIE !

17 août 2011

Focus : The Wire - Baltimore is Watching You (@Medjo38)


 The Wire - Baltimore is Watching You 

« La rue, elle t’as à l’œil, elle te surveille sans arrêt » disait Carlito dans l’impasse. 
Cette phrase prend tout son sens lorsque David Simon décide de l’appliquer à sa série télévisée, « The wire ». Sauf que dans Baltimore, non seulement la rue observe, mais elle écoute les moindres faits et gestes, et laissent peu de place au pardon.
Avant tout, revenons sur cet homme, David Simon. Avant de se lancer dans cette série, il a été journaliste pendant 12 ans au Baltimore Sun City Desk. Autant dire qu’il connait son sujet mieux que personne et que cette série est murement réfléchie.

Cela se ressent dès les premiers épisodes. Ici pas d’artifices, pas de gentils, pas de méchants. Juste une ville, avec son lot d’échecs, son lot de rêves, son lot de vie et son lot de mort. C’est bien là la force de cette série : juste un œil posé sur cette ville, pas de projecteurs et de flash sur un dealer, un flic jouant au héros ou un politique voulant changer les choses. Aucune caricature n’est présente ici, au point qu’on pourrait croire que chaque acteur joue son propre rôle dans cette série. Un détail qui a d’ailleurs son importance : il n’y a aucune musique en fond durant les épisodes, si ce n’est pas à la fin du dernier épisode de chaque saison. 

Alors oui le rythme est lent, mais tout est tellement millimétré que ce rythme est nécessaire. L’histoire de chaque personnage a été construite minutieusement par David Simon, et rien n’est laissé au hasard. L’exemple d’Omar Little reflète parfaitement cela : un mec de la rue, qui braque les plus gros dealers, qui n’hésite pas à les balancer, et qui est homosexuel. Un personnage qu’on déteste au début, puis qu’on admire au fil des saisons. Il faut d’ailleurs préciser que c’est le personnage préféré d’un certain Obama. 
On pourrait revenir sur chaque personnage, de McNulty à Marlo Stanfield, en passant par Carcetti, mais cela prendrait trop de temps. Mais surtout, comme ça a été précisé plus haut, la série ne s’articule pas autour de tel ou tel personnage, mais autour d’une ville, Baltimore.

Divers sujets y sont traités durant cinq saisons, tels que la drogue, la politique ou encore l’éducation. Des sujets qui peuvent sembler classiques et « déjà vu », sauf que David Simon les aborde avec un regard critique très juste, sans tomber dans les clichés moralisateurs. 
On voyage avec le réalisateur dans Baltimore, avançant dans les rues de cette ville. A gauche, un groupe de jeunes vendant leurs doses à des junkies plus proche de la mort que jamais. On lève la tête et on voit planqué sur le toit un flic avec une paire de jumelles. Puis un 4x4 nous frôle, la vitre se baisse, la détonation est soudaine. Un gosse meurt. Le 4x4 suit sa route. Les sirènes, une course poursuite dans les plus petites ruelles de la ville. Des cris, le bruit des menottes. Voilà la bande son quotidienne de cette ville. Au loin, un futur maire défendant sa campagne et rentrant dans une école. On y jette un œil : des bureaux renversés, des murs tagués, des insultes qui fusent. Au milieu un homme politique qui déballe un discours préfabriqué, rempli de promesses qui ne seront pas tenues. 
On continue notre route, faisant une pause vers le port et espérant trouver un peu de calme. Cependant même ici le calme est faux, voire oppressant. On se sent observé. On décide donc de rentrer. Demain, la même journée commencera. Dans un an aussi, avec une nouvelle génération. 
« Rules change. The game remains the same. » 
 
Peu de places pour l’espoir, mais ici le rêve est présent et fait tenir debout pour certains. D’autres ont les pieds sur terre, savent qu’ils ne passeront pas la trentaine, mais gardent des vraies valeurs, telles que le respect et l’honnêteté. 
Bien sûr l’amour est présent aussi, mais surtout dans les bars où sur la banquette arrière d’une voiture. Ce n’est pas un manque de volonté, mais il n’y a pas le temps pour ça. Un manque de temps, ou une prise de risque trop importante ? On se contentera de dire qu’à Baltimore, l’amour est mort bien avant qu’Abdoulaye Diarra le déclare derrière un micro.


Seuls les actes comptent ici, quel que soit le milieu. Les regards en disent plus long qu’un dialogue de Tarantino. Sauf quand les dialogues ont lieu avec plusieurs grammes dans le sang, entre deux flics le long d’une voie ferrée. Les bâtiments de Baltimore n’ont pas de sentiments, ses habitants eux en ont. Pas question de les montrer. Il s’agit uniquement d’avancer, garder la tête haute, et vivre. Les jours meilleurs ne viendront pas, tout le monde le sait, mais chacun lutte et se bat à sa façon, malgré les nombreux vices qu’abrite cette ville. 
Le réalisateur ne veut pas vendre du rêve, ni juger, et encore moins faire la morale. Il observe juste une ville livrée à elle-même.
Tout cela semble tellement vraie que lorsqu’arrive la fin de la série, on aimerait prendre des nouvelles de chaque personnage, savoir ce qu’ils deviennent. Mais au fond de nous on le sait déjà. Ils continuent à vivre, en défendant leur principe et leur valeur. Et s’ils rencontrent la mort, ça sera dans l’ombre, en silence. Sous l’œil attentif de Baltimore.




15 août 2011

Common One Day It’ll All Make Sense Book Cover

La biographie de Common "One Day It’ll All Make Sense" sort prochainement. Disponible en précommande ICI

 

12 août 2011

Culture : The Black Power Mixtape 1967-1975 - Movie Trailer (2011)


Via : http://freshnewsbysteph.com

A partir d’images d’archives et de rushs tournées en 16mm par un réalisateur suédois entre 1967 et 1975, The Black Power Mixtape retrace l’évolution du mouvement Black Power au sein de le communauté afro américaine durant une période sombre de l’histoire des Etats-Unis.

Restées dans les placards d’une télévision suédoise depuis plus de 30 ans ces images constituent un pure témoignage de cette lutte des noirs américains pour l’obtention de leurs droits. Avec la participation d’Angela Davis, Bobby Seale, Stokely Carmichael et Kathleen Cleaver. 
Les commentaires du films sont signés Erykah Badu, Harry Belafonte, Talib Kweli, Melvin Van Peebles et la musique par Questlove et Om’Mas Keith.

Sortie prévue sur nos écrans le 16/11/2011.



3 août 2011

Documentaire : The World Is Yours (Le Monde est A Vous)


DOWNLOAD


C'est dans le Bronx des années 1970 qu'est né le hip-hop. Rapidement, ce mouvement culturel protéiforme, porté par la communauté afro-américaine, trouve dans la musique son expression la plus éloquente : à côté des initiateurs du break dance et des graffeurs, la figure du MC (maître de cérémonie) subjugue les artistes en herbe. "Le rap a commencé avec de simples mots lancés comme ça. Les mots se sont transformés en phrases, les phrases en vers, les vers en paragraphes et la rime était née", se souvient Grandmaster Caz, membre des légendaires Cold Crush Brothers. Dans le sillon des pionniers américains, le hip-hop se répand aux quatre coins du monde.

24 juil. 2011

Documentary - Hip Hop Legends

In the tradition of "Scratch", HIP HOP LEGENDS tells the story of the genesis of hip hop through specific, in-depth exclusive interviews with legends such as DMC, DJ Skribble, and Affrika Bambaataa and the Zulu Nation.

13 juil. 2011

Flashback : Kool Herc (@MaudDeep)



Toujours pas séchée du hip-hop (cf : Shabazz), aujourd'hui je reviens pour parler sérieusement, aborder un sujet important. Si t'es là, c'est qu'il y a bien une raison à ça. Gemini project c'est un repère pour tout amateur de real hip-hop. C'est ça, tu kiffes le hip-hop pas vrai ? Tu kiffes tous ces sons que Jav te lâche ah ouais ? On laisse de côté les caricatures et on se rend compte qu'il y a beaucoup d'aspects pour une seule et même culture. Ici tu peux watch out le passé, le futur, le présent... 
Et si on s'attardait un peu plus sur le passé ? Appuyer sur stop et enclencher le rembobinage jusqu'au début des années 70.
Un jour le hip-hop naquit. Au plus loin que tu puisses remonter, tu constates que les résultats de tests de paternité ont abouti à chaque fois sur une seule et même personne : monsieur Kool Herc ou l'homme que l'on appelait Hercule. Tu parles de légende et tout, mais pour moi y'a pas plus légendaire que cet homme. Le père du hip-hop a bien existé et il est encore vivant. Gars, tu pleures tes Mcs disparus, mais sache que d'autres artistes, peut-être plus estimables, sont encore en vie, profites-en.

Imagine-toi. Tu vis dans les années 1970, le Bronx est ton hood. Le hip-hop n'existe pas encore. Ça fait déjà deux ou trois ans que tu ne vas plus à l'école, dans une société encore profondément raciste et sujette à la discrimination, ton émancipation au sein de celle-ci devient difficile surtout quand ta famille est loin de représenter un cadre stable. Bref, un putain d'environnement avilissant. Les gangs, présents à chaque coin de rue, deviennent quasiment la seule institution qui puissent te transmettre des valeurs et un message suffisamment audible pour ton futur. Tu te forges une identité par leur appartenance. A chacun son territoire, ses défaites et ses victoires. Tu vis dans la méfiance, très peu de gens à qui tu peux accorder ta confiance. T'essayes de vivre, ou autant que possible : de survivre. (N.B. : Je dramatise au mieux hein.) Un seul espace : la rue. Et "la mort ou la prison t'as que deux issues" (huhu). Après ça l'insertion, la réussite sociale et toi vous avez vraiment pas de bons rapports tous les trois. « C'est comme une jungle parfois, tu te demandes comment tu vas faire pour t'en sortir. »

C'est là que débarque tonton Kool Herc. « Sublimer la négativité par la créativité », l'intention première du hip-hop était là. (Quand tu vois qu'aujourd'hui, les merdeux les plus médiatisés font abstraction de cet aspect et ridiculise le hip-hop aux yeux de la génération passée... Les embrouilles c'est comme pour les boîtes de nuit, on t'en veux pas si ça se passe dehors. Donc va niquer tes sembles en dehors du hip-hop dès lors. Selon moi, c'est divertissant mais même les clashs ne devraient pas exister. Il y a déjà les battles pour pouvoir te comparer aux autres, et ça ne devrait générer ni violence, ni altercation. On infecte le hip-hop de l'intérieur. J'suis un peu naïve dans mon analyse, mais give peace a chance. Comme dirait Bombaataa Peace, unity, love and having fun. Parle de ce qui t'oppresse mais va pas provoquer inutilement ton pote d'il y a trois ans, ouhhh.)


Clive Campbell aka Kool Herc donc ! (je me suis égarée veuillez m'excuser), jamaïcain de Kingston, débarque au Bronx en 1967. Et lui il trouva une alternative à la violence quotidienne des gangs en favorisant l'unité par l'organisation des bien connues Block parties. Une sorte de fête des voisins, mais en plus urbain ahh. 1520 Sedgwick Avenue, c'est là que tout se passait. Fortement influencé par le funk, Kool Herc fut le grand créateur du « break » (jouer la même partie d'un son sur une deuxième platine pour pouvoir prolonger ce même son, you know what I mean ?). Son truc c'était de trouver le break beat parfait pour ces nombreuses Parties. L'homme devint également connu pour le son qu'il émettait. La puissance de son système était telle qu'il pouvait couvrir un parc entier de la ville... Les nuits devaient être crazy. 
Sa renommée atteint son sommet en 1975, son son étant lié à la danse, c'est de cette époque qu'apparut l'expression « b-boy ». Au fur et à mesure que ses soirées passaient, Kool Herc se rendit compte qu'il avait besoin de quelqu'un d'autre pour agir en tant que Maître de Cérémonie. C'est ainsi qu'on eu affaire au véritable premier MC de l'histoire : Coke la Rock.

Kool Herc                            Master Flash                         Bambaataa

Kool Herc innovateur donc. Kool Herc, papa d'une culture qui fait aujourd'hui le tour du monde. Et nombreux sont ceux qui se sont enrichis et qui s'enrichissent encore grâce à son invention.  Et pourtant. En 1977 à peine, sa carrière perd d'intensité, et ce avec l'arrivé d'autres grands noms du hip-hop : Grandmaster Flash et Afrika Bambaataa. Ses idées sont copiées, et le DJ perd sa couronne.

Un seul homme à l'origine d'un phénomène mondial, qui n'a même pas chercher à jouir de la richesse que cela aurait pu lui procurer, juste chercher à unifier. RESPECT.

1 juil. 2011

Flashback : Jamel Shabazz

 Le hip-hop m'est tombé dessus comme une averse de pluie sans pardessus. 
Ça m'a mouillé, imprégné tout mon corps et depuis je ne me suis jamais séchée (Mes métaphores vont loin..). Du genre passionnée, j'aime savoir comment on en est arrivé là. La culture hip-hop est bien là et s'impose au monde entier. Considère la chose : T'as déjà vu un effet de mode qui dure et perdure depuis plus de trente ans ? T'as déjà connu une culture qui rassemble autant de jeunes depuis si longtemps ? Le rock'n'roll à l'époque peut-être ouais mais le hip-hop domine et ce, quoi qu'on en dise. Tout un style de vie s'est établie autour d'un mouvement qui, au départ, était juste une manière de protester socialement et de mettre en avant la notion de partage. Aujourd'hui tu peux danser hip-hop, chanter hip-hop, dessiner hip-hop, te saper hip-hop, jouer hip-hop, parler hip-hop, manger hip-hop... Enfin tu vis hip-hop. Un progrès constant, que chacun s'est approprié à sa manière.


Si je tape deux trois mots sur la façon de s'habiller par exemple, tu constates déjà une putain d'innovation. T'as qu'à voir les Furious Five dans The Message, ce son marque le début du rap, et j'pense pas que les gens de l'époque ait déjà vu auparavant un gars protester, sappé comme le keuf des YMCA. (Je vole cette phase à 20Syl je sais.) 
Maintenant la mode part tellement dans tous les sens qu'on se rend pas bien compte, mais les premiers HipHoppers se faisait remarquer par l'élégance de leurs choix vestimentaires. Et puis, plus les années ont passé, plus c'est parti en noix de cajou. Entre des gars comme Swagg man, et ceux qui se sapent six tailles au-dessus de leur pauvre gabarit, aujourd'hui tu sais plus trop ce qui est authentique hip-hop et ce qui ne l'ai pas. Mais sache, oui sache-le, qu'il fut un temps où l'harmonie était bel et bien présente au sein des communautés urbaines, américaines principalement.




Le chapeau ou le béret Kangol porté à l'envers, tu connais ? Des Stan Smith et une grosse paire de lunettes vintage et tu ressembles à Darryl McDaniels des Run D.M.C. Tees propres, p'tites chemises bien repassées, des sneakers Nike, Puma, Adidas ou Reebok aux pieds, deux trois bijoux blings-blings pour le tout rehausser. C'était sophistiqué, c'était REAL !

Alors laissez-moi maintenant vous parler de my man Jamel Shabazz. Un avant-propos assez long, mais il fallait bien ça pour l'introduire. ...

Né à Brooklyn en 1960, Shabazz commence à s’intéresser à la photographie à l'âge de 15 ans. Il grandit, et son délire à lui c'était le Streetstyle (un concept qui n'existait pas vraiment avant). Trois ouvrages ont parus : A Time Before Crack - Back in the Days - Seconds of My Life, des livres-photos qui te plongent en plein cœur des années 80. Jamais vu auparavant de clichés aussi rafraichissants. Je suis en possession de chacun de ses livres, et le décorticage de photos est de rigueur. Pendant plus de vingt-cinq ans, l'homme a documenté l'histoire, la culture des afro-américains et la mode urbaine. Par ses photos tu ne peux que mieux découvrir l'univers naissant de l’époque. Je recommande et je certifie Principale source d'inspiration de Moi-même. Si les origines du hip-hop t’intéressent refré, c'est vraiment le truc à mater.






Aujourd'hui, l’homme continue de prendre de nombreux clichés. Tu peux constater sur son site des photos de personnes faisant bien parties de notre époque, magnifiques soit dit en passant, mais ça fait pas le même effet. Pour moi ses meilleurs travaux sont ceux tirés de cette belle période que sont les années 80 - Back in the days. Si t'as kiffé, sache que Shabazz a fait plusieurs collaborations avec différentes marques (Franklin & Marshall) avec la fameuse tête aux grosses lunettes - Sedgwick & Cedar - 70FOLK). 
Tu peux dès maintenant te choper un tee à son effigie ou avec une photo de lui. 
ENJOY !

MAUD DEEP 

28 juin 2011

Documentaire: AraabMUZIK - Burn

En Décembre 2010, Burn Energy Drink (une marque de Coca-Cola) a lancé un appel d'offre de traitement pour une série de films web, exploité par la marque.
Ayant récemment travaillé avec le jeune producteur/ Génie de la MPC, Araabmuzik, le réalisateur Alec Sutherland eu l'idée de transposer visuellement et en temps réel l'interaction d'Araab sur le MPC.
Le projet a été retenu par B.E.D.
Le tournage a duré deux jours: le premier jour permit de suivre Araab dans son quotidien et de se terminer par une interview qui servira de narration. Le second fut tourné au Broadway Stages à Greenpoint, Brooklyn, on y filma la construction des jeux de lumière et l'enregistrement des performances de Araab.
Ce film a été achevépendant des mois, mais un repositionement de la marque Burn en bloqua l'utilisation. Récemment, ils nous ont donné un choix: sortir le film par nos propres moyens ou d'attendre jusqu'au mois d'août que Coca-Cola se décide d'investir.
Nous avons décidé de le sortir parce que nous aimerions que les gens y voient autre chose que d'une publicité. Merci et nous espérons que vous apprécierez.

Réalisé par Alec Sutherland.